Traitement des objections en prospection téléphonique : les réponses qui obtiennent le rendez-vous

Par Edward Labruyère, cofondateur de MeteorPublié le
Objections en prospection téléphonique, 10 réponses tirées de vrais appels

Traiter une objection en prospection téléphonique (cold call), c'est obtenir le rendez-vous malgré la première résistance du prospect, sans chercher à le convaincre de votre offre. Au téléphone, le prospect ne connaît pas encore votre produit. Ce qu'il refuse, ce sont les 20 minutes que vous lui demandez. La réponse tient donc en 3 temps. Vous lui donnez raison, vous posez une question, puis vous reproposez 2 créneaux. Si l'objection revient, vous n'insistez pas une 2e fois.

Chez Meteor, nos SDR passent plus de 50 000 appels de prospection par an pour nos clients, et les mêmes objections reviennent chaque jour. Sur un échantillon d'appels enregistrés, un appel qui se termine en rendez-vous dure en médiane 3 min 05, contre 1 min 43 pour un refus. Pour ce guide, nous avons relu nos appels objection par objection, ceux qui ont obtenu un créneau comme ceux qui ont échoué.

En bref

  • Une objection de prise de rendez-vous n'est pas une objection de vente. Vous défendez 20 minutes dans un agenda. Le prix et le produit se discutent en rendez-vous.
  • Les objections sont prévisibles. Sur plus de 300 millions d'appels, Gong Labs les classe en 3 familles, et les 5 plus fréquentes représentent 74 % du total.
  • La méthode en 3 temps consiste à accueillir l'objection sans la contrer, poser une seule question, puis reproposer 2 créneaux précis.
  • Beaucoup d'objections cachent un oui. Quand vous entendez « ce n'est pas que je ne sois pas intéressé » ou « je veux bien qu'on prenne un rendez-vous […] mais… », arrêtez d'argumenter et sortez l'agenda.
  • Quand le prospect refuse vraiment, repartez avec une date de rappel, le nom du bon interlocuteur ou l'échéance de son contrat.

Objection de prise de rendez-vous ou objection de vente, quelle différence ?

Une objection en prospection téléphonique est la raison que donne le prospect pour ne pas accorder le rendez-vous. Elle arrive souvent dans les premières secondes, avant même qu'il ait compris ce que vous proposez. La plupart des guides la mélangent avec les objections du closing, qui ne se traitent pas de la même façon.

Objection de prise de rendez-vous et objection de vente, les différences
CritèreObjection de prise de rendez-vousObjection de vente
Ce que le prospect refuseVous accorder 20 minutesAcheter votre offre
Ce que vous défendezL'utilité du rendez-vous pour luiVotre prix, votre produit, votre ROI
Exemples« Envoyez-moi un mail », « pas le temps », « déjà équipé »« Votre devis est trop cher », « je dois réfléchir »
Ce qui compte comme une réussiteUn créneau accepté et une invitation envoyée pendant l'appelUn devis signé

Ce guide traite uniquement des objections de prise de rendez-vous. Si vous argumentez sur votre produit au téléphone, vous faites la démonstration, le prospect n'a plus besoin du rendez-vous, et vous n'obtenez ni l'un ni l'autre.

Les objections les plus fréquentes en prospection téléphonique

Gong Labs a analysé plus de 300 millions d'appels de prospection et classe les objections entendues en 3 familles.

  • Les objections de rejet, 49,5 % du total. Le prospect écarte l'appel avant d'en connaître l'objet. « Pas intéressé », « rappelez-moi dans 6 mois », « envoyez-moi de la documentation », « comment avez-vous eu mon numéro ? ».
  • Les objections de situation, 42,6 %. Le moment n'est pas le bon, ou les moyens manquent. « Trop cher », « pas de budget », « on n'a pas les ressources ».
  • Les objections de solution déjà en place, 7,9 %. « On le fait en interne », « on travaille avec un concurrent ».

Le rapport 2026 de Cognism, établi à partir de plus de 200 000 appels passés en 2025, cite des objections très proches, de « je ne suis pas intéressé » à « nous avons déjà une solution ». Les appels relus pour ce guide contiennent les mêmes. Préparer 10 réponses couvre l'essentiel de ce que vous entendrez.

Barre proportionnelle des 3 familles d'objections au téléphone, avec la part de chaque famille dans le total des objections entendues. Les objections de rejet font 49,5 %. Le prospect écarte l'appel avant d'en connaître l'objet, par exemple « Pas intéressé », « Envoyez-moi de la documentation » ou « Rappelez-moi dans 6 mois ». Les objections de situation font 42,6 %. Le moment n'est pas le bon, ou les moyens manquent, par exemple « Pas de budget », « Trop cher » ou « On n'a pas les ressources ». Les objections de solution déjà en place font 7,9 %, par exemple « On le fait en interne » ou « On travaille avec un concurrent ». Les 5 objections les plus fréquentes représentent 74 % du total. Données Gong Labs, issues de l'analyse de plus de 300 millions d'appels de prospection (2024, mise à jour 2026).
Selon Gong Labs, près de la moitié des objections au téléphone sont des rejets posés avant même que le prospect sache ce que vous proposez.

Comment traiter une objection au téléphone en 3 temps

  1. Accueillir, sans contrer. Vous donnez raison au prospect. « Oui, bien sûr. » « Ça peut être plus tard. » Si vous le contredisez, il se met sur la défensive et ne vous écoute plus.
  2. Poser une seule question. Elle fait apparaître ce que cache l'objection et redonne la parole au prospect. « Comment ça se passe avec cet outil ? » « Il y a une raison à ça ? »
  3. Reproposer le rendez-vous avec 2 créneaux. Vous défendez l'échange, pas le produit, puis vous proposez 2 créneaux précis, par exemple mardi ou jeudi, le matin ou l'après-midi.

Si la même objection revient, n'insistez pas. Repartez avec une date de rappel, un nom ou une échéance.

Cette structure rejoint celle que Gong Labs tire de ses 300 millions d'appels, qui consiste à donner raison au prospect, à le faire parler, puis à présenter le rendez-vous comme un essai sans engagement plutôt qu'à vendre le produit.

Le 3e temps doit promettre un bénéfice au prospect. À un SDR qui proposait « un point la semaine prochaine, très court, 15 minutes », un prospect a répondu « C'est un point pour vous, moins pour moi. » Dans nos appels qui aboutissent, le rendez-vous promet presque toujours un gain concret. Le prospect verra son site audité, pourra comparer avec son prestataire ou aura les éléments en main le jour où la question se posera.

La règle tient même quand les objections s'enchaînent. Sur un de nos appels, un prospect en a soulevé 6 en 8 minutes. Le SDR a répondu brièvement à chacune et répété 2 fois la même idée. « L'idée, ce n'était vraiment pas de vous le vendre, c'était plutôt de voir si vous aviez des disponibilités pour un rendez-vous. » Le prospect a fini par demander lui-même les disponibilités.

La méthode en 3 temps pour répondre à une objection, selon Meteor. Le prospect dit « On a déjà essayé, ça n'a pas marché. » Il ne refuse pas votre produit, il refuse de vous donner 20 minutes. Temps 1, accueillir sans contrer, avec « D'accord, ça arrive. » Donnez raison au prospect, sinon il se met sur la défensive et ne vous écoute plus. Temps 2, une seule question, avec « Il y a une raison à ça ? » Elle révèle ce que cache l'objection et redonne la parole au prospect. Temps 3, reproposer 2 créneaux, avec « J'ai mardi ou jeudi, plutôt le matin ou l'après-midi ? » Vous défendez le rendez-vous, pas le produit, avec un bénéfice clair pour le prospect. Une seule relance. Si la même objection revient après ce rebond, repartez avec une date de rappel, un nom ou une échéance.
Accueillir, poser une question, proposer 2 créneaux, et ne relancer qu'une seule fois.

La méthode CRAC et la méthode du rebond au téléphone

La méthode CRAC (Creuser, Reformuler, Argumenter, Contrôler), très enseignée en formation commerciale, sert surtout en rendez-vous de vente, en face à face ou en visio. Au téléphone, elle se raccourcit.

La méthode CRAC en rendez-vous de vente et au téléphone, étape par étape
Étape CRACEn rendez-vous de venteAu téléphone
CreuserPlusieurs questions pour trouver le vrai freinUne seule question
ReformulerUne reformulation détaillée du besoinSes mots repris en une phrase. « Vous êtes déjà accompagnés, d'accord. »
ArgumenterL'offre, les preuves, le ROIL'utilité du rendez-vous
Contrôler« Est-ce que cela répond à votre question ? »2 créneaux proposés. Le contrôle, c'est le oui à un créneau

Notre méthode en 3 temps en est la version courte. L'accueil tient lieu de reformulation, la question sert à creuser, et les 2 créneaux font à la fois l'argument et le contrôle. Elle rejoint aussi la méthode du rebond, que Cegos recommande au téléphone. Les détails sont renvoyés au rendez-vous, où le CRAC complet prend le relais.

Les 10 objections en prospection téléphonique et comment y répondre

Pour chaque objection, voici ce qu'elle veut souvent dire, une réponse tirée de nos appels, et le moment où il faut lâcher.

1. « Ça ne m'intéresse pas »

Ce que ça veut dire. C'est la première objection de la liste de Cognism. Comme le note Gong, les objections sont souvent une réaction à l'interruption plus qu'à votre discours. Dans les appels relus pour ce guide, aucun « ça ne m'intéresse pas » franc et répété n'a débouché sur un rendez-vous. Les rendez-vous naissent des refus plus mous.

Ce qui marche. Une question sur sa situation, puis une seule information utile, sans rien demander. Un prospect nous a répondu « Non, pas du tout. On est une société numérique hyper digitalisée. » Notre SDR lui a demandé si ses équipes étaient formées au sujet, puis a ajouté « Je vous glisse juste l'info », en expliquant que la formation était entièrement financée et hors quota. Le prospect est revenu de lui-même sur son refus, et le rendez-vous a été pris dans la foulée.

À l'inverse, à « ça ne nous intéresse pas, on nous l'a déjà proposé », un SDR a répondu par 2 arguments de vente, sans demander qui avait proposé ni ce qui n'avait pas convenu. L'appel s'est arrêté là.

Quand lâcher. Au 2e refus franc, ou si le prospect est hors cible. Remerciez et notez le motif dans le CRM.

2. « Envoyez-moi un mail »

Ce que ça veut dire. Le plus souvent, une façon polie de raccrocher. « Envoyez-moi un devis » est la même objection, déguisée.

Ce qui marche. Accepter d'envoyer le mail, puis proposer aussitôt un créneau.

« Oui, je peux vous envoyer un mail. Mais c'est plus intéressant de vous montrer ça en visio, ou que je passe directement au magasin. C'est plus parlant qu'un mail, qui passe parfois un peu à la trappe. »

Le prospect, un responsable de rayon, a accepté un rendez-vous en magasin.

Quand lâcher. S'il redemande le mail, envoyez-le, mais raccrochez avec une date. « Je vous envoie le mail et je vous rappelle jeudi pour qu'on cale le moment. »

3. « Je n'ai pas le temps »

Ce que ça veut dire. Il n'a pas le temps maintenant, car il croit que vous voulez lui parler tout de suite. « Nous avons d'autres priorités » en est une variante plus polie.

Ce qui marche. Dissiper le malentendu, puis fixer le rendez-vous plus tard.

« Ah non, ce n'était pas forcément pour maintenant, ça peut être dans la semaine ou la semaine prochaine. Ne vous inquiétez pas. »

Un prospect nous a dit « Ce n'est pas que je ne sois pas intéressé », en ajoutant « pas avant le 7 décembre ». Notre SDR a proposé de fixer la date tout de suite, le vendredi 18 décembre à 10 h ou à 11 h, et le rendez-vous a été pris.

Quand lâcher. Quand « pas le temps » veut dire « pas cette année ». N'imposez rien, notez la période et rappelez-le à ce moment-là.

4. « Rappelez-moi plus tard »

Ce que ça veut dire. Le prospect est sincère, mais un rappel sans date le retrouvera tout aussi occupé.

Ce qui marche. Le rendez-vous de principe, fixé tout de suite, que le prospect peut déplacer.

« Si vous voulez, on peut déjà caler un moment dans l'agenda pour mai. Comme ça, au moins, il est réservé. Et si vous voulez le décaler, on pourra. »

Le prospect a choisi le 13 mai au matin.

Quand lâcher. S'il refuse le rendez-vous de principe, fixez le jour et l'heure du rappel. « Je vous appelle lundi à 9 h, dans ce cas. »

5. « On a déjà un prestataire » ou « on gère en interne »

Ce que ça veut dire. C'est une information, pas un refus. Sur la campagne d'un de nos clients spécialisé en infogérance, 26 des 57 rendez-vous obtenus l'ont été auprès d'entreprises qui avaient déjà un prestataire. Elles ont accepté le rendez-vous pour comparer, ou parce que le prestataire en place manquait de réactivité.

Ce qui marche. Une question sur la solution actuelle, puis un rendez-vous présenté comme une comparaison. Sur cette campagne, 2 appels ont commencé de la même façon, avec un prospect qui répondait mollement à la question des axes d'amélioration. Dans le premier, le SDR a gardé la main.

« Il y a toujours des axes d'amélioration. Le but de cet appel n'est pas de vous vendre quoi que ce soit, mais de vous proposer un court échange avec mon patron, pour que vous puissiez comparer. Ça n'engage à rien. »

Le prospect a d'abord demandé un devis. Le SDR l'a conditionné à un échange de 15 à 20 minutes « pour faire un devis parfaitement personnalisé », et le rendez-vous a été pris.

Dans le second appel, le prospect se disait satisfait, et le SDR a complété lui-même sa réponse, « non, toujours très réactif, etc. », avant de demander le rendez-vous. Refus.

Face à « on gère en interne », même règle. Un SDR a enchaîné 4 questions sans demander le rendez-vous, et n'a jamais repris l'accroche que lui tendait le prospect, « On développe pas mal l'IA ».

Quand lâcher. Si le contrat vient d'être signé ou l'équipe d'être renforcée. Demandez l'échéance, ou simplement « pour quand alors ? »

6. « Ce n'est pas un sujet chez nous »

Ce que ça veut dire. Le prospect ne voit pas encore le problème que vous résolvez.

Ce qui marche. Des questions sur son activité avant de reproposer. Face à une agence web dont les clients ne demandaient pas ce sujet, notre SDR a demandé s'ils étaient publics ou privés, puis si les développeurs étaient formés, avant de montrer que la formation pouvait devenir un argument commercial. Le prospect a conclu lui-même. « Par curiosité, je ne dis pas que j'ai une demande, clairement pas, mais pourquoi pas ? Ça peut nous démarquer. »

Quand lâcher. Quand le prospect se disqualifie lui-même (trop petit, hors cible). Dites-le-lui. « Je le note, et je ne vous recontacterai pas à ce sujet. »

7. « Ce n'est pas moi qui décide »

Ce que ça veut dire. Soit c'est vrai et il peut vous orienter, soit c'est une façon de vous éconduire.

Ce qui marche. Demander un nom, pas une adresse générique. « Si vous pouvez juste me donner son nom, j'essaierai de la contacter directement. » Un président nous a donné en 40 secondes le nom de la responsable RH. Autre réflexe, convier la bonne personne au rendez-vous. Quand une interlocutrice nous a expliqué que c'était son assistante qui s'occupait de l'outil, notre SDR a proposé de l'inviter, et le rendez-vous a été fixé avec elle.

Quand lâcher. Si la décision se prend au siège. Demandez qui décide là-bas, puis appelez-le. Un rendez-vous avec quelqu'un qui n'a aucun rôle dans la décision fait perdre un créneau à votre commercial.

8. « C'est combien ? » ou « on n'a pas de budget »

Ce que ça veut dire. La question du prix est souvent un test. Le prospect veut savoir s'il perd son temps. « Pas de budget » veut souvent dire « pas cette année ».

Ce qui marche. Pour le prix, un ordre de grandeur en une phrase, puis le renvoi à la personne qui mènera le rendez-vous. Sur une même campagne, un SDR a donné le prix d'entrée, a répondu d'un mot à la seule précision demandée et a renvoyé le reste à sa collègue. Le prospect a choisi une semaine dans la foulée. Un autre, après avoir donné le même prix, a répondu à 6 questions sur les fonctionnalités. Pas de rendez-vous, il avait fait la démonstration au téléphone.

Pour le budget, une responsable d'école nous a dit « notre budget est complet. Il a déjà été voté et arrêté. » Notre SDR a demandé « Pour 2027 aussi ? », puis a proposé de présenter l'outil sans urgence.

« Ça peut aussi être plus tard. De toute façon, rien ne presse. »

C'est elle qui a proposé la date.

Quand lâcher. Si le budget est voté et qu'aucun « mais » ne suit. Demandez quand se prépare le prochain budget, et rappelez le prospect à ce moment-là.

9. « On a déjà essayé, ça n'a pas marché »

Ce que ça veut dire. Le prospect a été déçu. C'est une objection précieuse, car elle prouve que le besoin existe. Nous l'entendons aussi quand nous prospectons pour Meteor. « On a déjà fait un test avec 2 sociétés, et on n'a pas été très satisfaits. »

Ce qui marche. Faire raconter l'échec. À une consultante qui n'avait aucun partenariat avec un éditeur, notre SDR a demandé « Il y a une raison à ça ? » Ce qu'on lui proposait était « trop administratif ». Le SDR lui a promis une démonstration individuelle, adaptée à ses critères, dont une prise en main rapide, et elle a noté le rendez-vous à 15 h.

Quand lâcher. Si l'échec a mené à une décision (internaliser, recruter). Notez-la, et rappelez quelques mois plus tard pour voir ce qu'elle a donné.

10. « Comment avez-vous eu mon numéro ? »

Ce que ça veut dire. Les outils d'enrichissement renvoient souvent des portables personnels, et le prospect veut savoir s'il peut vous faire confiance.

Ce qui marche. Expliquer la source en une phrase, s'excuser s'il s'agit d'un numéro personnel, et demander son numéro professionnel. « Ah, autant pour moi. Nous utilisons un logiciel d'enrichissement B2B, et je pensais que c'était votre numéro professionnel. » Mieux encore, dites d'où vient le numéro avant qu'on vous le demande. Un prospect à qui notre SDR l'avait annoncé a simplement répondu « Oui, c'est ce qui me semblait. » À l'inverse, un SDR qui a détaillé les bases de données a vu le prospect revenir 3 fois sur la question.

Quand lâcher. S'il vous demande de supprimer son numéro, faites-le. Notre article sur le cadre légal de la prospection téléphonique B2B en 2026 détaille les règles.

Les 10 scripts complets, en 4 répliques selon le CRAC avec des phrases tirées de nos appels, la phrase à éviter et la phrase de sortie, sont dans la bibliothèque d'objections à télécharger.

Tableau récapitulatif du traitement des objections

Tableau récapitulatif des 10 objections en prospection téléphonique, la réponse et quand lâcher
ObjectionLa réponseQuand lâcher
« Ça ne m'intéresse pas »Une question sur sa situation, puis une seule information utileAu 2e refus franc, ou s'il est hors cible
« Envoyez-moi un mail »« Oui, je vous l'envoie. Mais en 15 minutes, ce sera plus parlant. Mardi ou jeudi ? »S'il insiste. Envoyez le mail avec une date de rappel
« Je n'ai pas le temps »« Ce n'était pas pour maintenant. La semaine prochaine, ça vous irait ? »S'il veut dire « pas cette année ». Notez la période
« Rappelez-moi plus tard »Un rendez-vous de principe, fixé tout de suiteS'il refuse. Fixez le jour et l'heure du rappel
« On a déjà un prestataire »« Il y a toujours des axes d'amélioration. On en parle 15 minutes pour comparer ? »Contrat ou équipe tout récents. Demandez l'échéance
« Ce n'est pas un sujet »2 questions sur son activité, puis un rendez-vous pour qu'il se fasse une idéeS'il se disqualifie lui-même
« Ce n'est pas moi qui décide »« Pouvez-vous me donner son nom ? »Décision prise au siège. Appelez le décideur
« C'est combien ? » / « pas de budget »Le prix en une phrase. Sans budget, un rendez-vous sans urgence, avant le prochain budgetBudget voté, sans « mais ». Rappelez avant le prochain
« On a déjà essayé »« Il y a une raison à ça ? »L'échec a mené à une décision. Rappelez dans quelques mois
« Comment avez-vous eu mon numéro ? »La source en une phrase, des excuses, son numéro professionnelS'il demande la suppression. Supprimez

Repérer le oui caché dans une objection

Beaucoup d'objections contiennent une ouverture. Le prospect dit non, puis ajoute une demi-phrase qui dit le contraire.

Les signaux du oui caché dans une objection et ce qu'il faut faire
Ce que dit le prospectCe qu'il faut faire
« Ce n'est pas que je ne sois pas intéressé… »Proposer tout de suite une date plus lointaine
« Je veux bien qu'on prenne un rendez-vous […] mais… »Lever la réserve, puis fixer la date
« Je ne veux pas vous dire que ça ne m'intéresse pas »Se taire, puis préciser la durée du rendez-vous
« On n'est pas fermé »Reprendre la phrase sous forme de question
« Pourquoi pas »Proposer 2 créneaux, sans rien ajouter
Une question sur le prix, le fonctionnement ou le financementRépondre en une phrase, puis fixer la date

Le piège est de continuer à expliquer, ou de conclure trop vite. Dans nos propres appels de prospection, une dirigeante nous a dit « ce n'est pas que je ne sois pas convaincue, c'est que ça va me demander un temps conséquent, j'ai peur d'avoir très peu de résultats, et en plus, ça risque de coûter beaucoup d'argent ». Notre SDR a conclu poliment, alors qu'elle venait de lui donner les 3 points à traiter (le temps, le résultat et le coût) pour obtenir le rendez-vous.

Les signaux du oui caché dans une objection, avec pour chacun ce que dit le prospect et ce qu'il faut faire. « Ce n'est pas que je ne sois pas intéressé… », proposer tout de suite une date plus lointaine. « Je veux bien qu'on prenne un rendez-vous […] mais… », lever la réserve, puis fixer la date. « Je ne veux pas vous dire que ça ne m'intéresse pas », se taire, puis préciser la durée du rendez-vous. « On n'est pas fermé », reprendre la phrase sous forme de question. « Pourquoi pas », c'est un oui, proposer 2 créneaux, sans rien ajouter. Une question sur le prix, le fonctionnement ou le financement, répondre en une phrase, puis fixer la date. Le piège est de continuer à expliquer. Quand vous entendez l'un de ces signaux, arrêtez d'argumenter et sortez l'agenda.
Les phrases qui cachent un oui sous un non, et la réaction qui les transforme en rendez-vous.

Les 3 erreurs qui transforment une objection en refus

  1. Rater la porte ouverte. À un dirigeant qui disait « je veux bien un rendez-vous, je suis disponible d'ici une quinzaine de jours », un SDR a envoyé un lien de réservation au lieu de proposer une date. L'appel s'est terminé sur un mail, sans date fixée.
  2. Esquiver « vous avez quelque chose à me vendre ? » Un SDR a répondu « Pas totalement. » L'appel ne s'en est pas remis. Dites-le franchement, « c'est un appel de prospection ». Cette phrase passe sans difficulté dans nos appels.
  3. Raccrocher sans date. « Je vous rappelle la semaine prochaine » ne vaut rien. « Je vous appelle lundi à 9 h » vous assure un 2e échange.

La bibliothèque d'objections à télécharger

Recevez la bibliothèque d'objections

Les 10 objections de la prospection téléphonique, chacune avec un script en 4 répliques selon le CRAC, construit avec des phrases tirées de nos appels, la phrase à éviter et la phrase de sortie. Avec une fiche mémo à garder près du téléphone et une grille de suivi pour les managers.

Vos coordonnées sont utilisées par Meteor pour vous envoyer la ressource et vous présenter nos services. En savoir plus.

Confier vos appels à des SDR qui entendent ces objections tous les jours

Chez Meteor, nos SDR sont tous français et expérimentés, et leur seul métier est de prendre des rendez-vous qualifiés pour nos clients. Plus de 9 % des appels décrochés par un interlocuteur de la cible se transforment en rendez-vous, avec ou sans pitch, en moyenne sur tous nos SDR. C'est près de 2 fois la moyenne mesurée par Gong (4,6 % des conversations), avec une définition proche mais pas identique. Chaque client a un SDR dédié et un Account Manager, et suit ses appels sur un dashboard actualisé en temps réel. En appel découverte, nous vous montrons les résultats obtenus sur une cible proche de la vôtre.

Questions fréquentes

Quelles sont les objections les plus fréquentes en prospection téléphonique ?

Selon Cognism (plus de 200 000 appels, données 2025), « je ne suis pas intéressé » arrive en tête, devant « nous avons d'autres priorités » et « je suis trop occupé, envoyez-moi un mail ». Gong Labs classe les objections en 3 familles, le rejet (49,5 %), la situation (42,6 %) et la solution déjà en place (7,9 %).

Comment traiter une objection en prospection téléphonique ?

En 3 temps. Donnez raison au prospect, posez une seule question, puis reproposez le rendez-vous avec 2 créneaux précis. Si l'objection revient, n'insistez pas et repartez avec une date de rappel ou un nom.

Que répondre à « ça ne m'intéresse pas » ?

Ne contre-argumentez pas. Posez une question sur sa situation, donnez une seule information utile, puis proposez 2 créneaux s'il se montre plus ouvert. Au 2e refus franc, remerciez et raccrochez.

Que répondre à « envoyez-moi un mail » ?

Acceptez d'envoyer le mail, puis proposez aussitôt un créneau. « Oui, je vous l'envoie. Mais en 15 minutes, ce sera plus parlant. Mardi ou jeudi ? » S'il insiste, envoyez le mail et fixez une date de rappel.

Comment répondre à « on a déjà un prestataire » ?

Par une question sur ce prestataire, puis un rendez-vous présenté comme une comparaison. Sur la campagne d'un de nos clients spécialisé en infogérance, 26 des 57 rendez-vous ont été pris auprès d'entreprises qui avaient déjà un prestataire.

Que répondre à « comment avez-vous eu mon numéro ? » ?

Donnez la source en une phrase, le plus souvent un outil d'enrichissement. Excusez-vous s'il s'agit d'un numéro personnel, demandez le numéro professionnel, et supprimez le personnel si le prospect le demande.

Qu'est-ce que la méthode du rebond ?

Une façon de traiter une objection au téléphone sans s'y opposer, recommandée notamment par Cegos. Vous donnez raison au prospect, puis vous proposez le rendez-vous en y renvoyant les détails.

Qu'est-ce que la méthode CRAC ?

CRAC signifie Creuser, Reformuler, Argumenter, Contrôler. Pensée pour les rendez-vous de vente, elle se raccourcit au téléphone. Une question, une reformulation en une phrase, l'utilité du rendez-vous plutôt que du produit, puis 2 créneaux.